
Eric Jacques, c’est quelqu’un d’important dans les zones de discrétion de ma tête. Eric Jacques, c’est quelqu’un d’important dans les zones de discrétion de La Zone. Eric Jacques, c’est quelqu’un d’important dans le punk spirit. Eric Jacques, c’est quelqu’un d’important dans le High Raffinement de la Bâtardise. Eric Jacques, c’est quelqu’un d’important dans le mouvement de l’écoute et de la création, le mouvement des mille et un courants ininterrompus de culture. Eric Jacques, c’est quelqu’un d’important chez les coupeurs de Majuscules. Eric Jacques, c’est quelqu’un d’important dans la conscience des cycles, et tournent tournent ces arts rares qui lient, malins, personnes et groupes, groupes et personnes, où l’on s’efface, où l’on est là, où l’on s’efface, où l’on est là… Eric Jacques, c’est quelqu’un d’important dans des combats contre la mort, contre la Grande Pin-up aux Grands Airs de Faux, qui va pouvoir aller se rhabiller au Hache&Haine des Haillons de la Mort-qui-tue (parce que sinon Eric va se la transformer en Burg trempé de rouille). Eric Jacques, c’est quelqu’un d’important. Eric Jacques, c’est un incognito. Eric Jacques, c’est un incognito important.
Alors ce feu-là, qui a voulu, un sale jour de juillet, quelque part à Vielsalm, sur le bitume d’un festival à ciel ouvert, ce feu-là qui a voulu lui fermer la gueule, l’avaler tout cru, l’envoyer tout cuit chez les chirurgiens d’un hospital de la Capitale, que ce feu-là, ce sale putain de feu-là, il se noie à jamais dans la mer des crachats de mes colères.
Alors Eric, Merci d’être là. Merci de continuer d’être là. Merci. Fort…
Dominique Massaut

Un jour. Une fois. Vers 2000. Mettons en 2000. Voilà. C'est plus simple. Disons 2000. Il y a un type dans une grange. Bien. Alors. Il avise dans la grange des trucs par terre. Il ramasse les trucs par terre. Des râteaux. Des bouts de bois. Des cailloux. Il les met dans un coin de la grange. Il les met dans un certain ordre dans un coin. Bien. Alors. Il y a des gusses ensuite qui entrent dans la grange. Plein de gusses. Quelques 200 gusses. Mettons 200 gusses. Et quelques uns de ces 200 gusses. Un peu moins de 10 en fait. Montent sur une espèce de scène improvisée. Une remorque en bois et quelques micros. Et. Tandis que quelques fois le vent déchaîné. Ici. Au bout du monde. Ouvre tout en grand les portes de la grange. Tandis que les indigènes. Les indiens de ce bout de monde. Viennent de temps en temps jeter un oeil par les trous de la grange vermoulue. Il y a un des types sur la remorque qui n'arrête pas de regarder les trucs trouvés à terre puis amassés. Pas n'importe comment. Il faut bien le dire. Bien le répéter. Par le type dans le coin. Si on veut c'est comme ça. Quand il ne parle pas depuis la remorque. Quand c'est au tour des autres gusses sur la remorque de se trémousser et de bougonner sur la remorque. Le gusse de la remorque qui n'arrête de zieuter l'amas de bois et de pierres dans le coin. Des trucs qu'un type. Avant le meeting. Avant la rencontre. A placée là et pas n'importe comment s'il vous plaît. Eh bien le type de la remorque il n'arrête pas de se demander qui a bien pu. Quel type a pu. Dans le coin. Agencer ça. Des trucs idiots. Des râteaux. Des bouts de bois. Des cailloux. Trouvés par terre. Comme ça. De cette manière. Dans le coin. Parce qu'il faut bien dire qu'à cette époque. Vers 2000. En 2000. Le type et le gusse ne se connaissent pas. Le type et le gusse ne se connaissent pas. Et tandis que le gusse sur la remorque se demande qui a bien pu agencer ça comme ça dans le coin. Il y a tout de même le type qui a agencé ça comme ça. Il faut revenir au type qui a agencé ça comme ça. Après avoir agencé ça comme ça. Après avoir fait ce qu'il devait faire avec ça. Il n'est pas sorti de la grange. Pas allé à la découverte des indiens qui regardent par les trous dans le bois vermoulu. Pas allé voir à ça ressemble un bout du monde. De sorte que le type entend parfaitement ce qui disent les gusses sur la remorque dans la grange. De sorte que. Après 2 ou 3 heures. Mettons 3 plutôt que 2. En effet. À cette époque. En 2000. C'étaient tout de même 3 heures plutôt que 2. Les meetings des gusses sur la remorque. De sorte que. Une fois le meeting terminé. Une fois les presque 200 gusses égarés dans la nature. Dans la steppe sauvage du bout du monde. Au milieu des indiens. Il y a toujours dans la grange les trucs idiots superbement agencés dans un coin de la grange. Il y a toujours le type qui a superbement agencé les trucs idiots. Et il y a le gusse qui. Tout au long du meeting. Depuis la remorque. N'arrêtait pas de zieuter les trucs dans le coin. Alors. Le type qui a agencé les trucs dans le coin s'avance vers l'autre en souriant. Et voilà. Paf. Ils deviennent potes. C'est tout. C'est simple. C'est comme ça qu'à l'époque. En 2000. Ou vers 2000. Ou vers 2000. Je ne sais plus en fait. On devenait potes. Merci Éric pour ta gentillesse. Ton attention. Tes conseils avisés. Ta bonne humeur. Tes images un peu folles. Reviens-nous vite. Vincent Tholomé